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Ordonnance du juge des référés du Tribunal administratif de Rennes
Publié le 8 juillet 2008
Voici l'Ordonnance complète du juge des référés du Tribunal administratif de Rennes. Attention, chaque lien ci-dessous pointe vers une image dont le poids est d'environ 650 Ko.
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Le Tour de France est passé à ... Spézet !
Publié le 8 juillet 2008
On avait craint pour le Tour de France... Il était une cible toute désignée pour les défenseurs de l'hôpital au cas où l'arrêté Perrin n'aurait pas été annulé par le Tribunal administratif. Suite d'ailleurs à ce jugement, l'ARH de Bretagne a été condamnée à verser 500 euros au Centre hospitalier, la même somme au GIP pour le développement du pays Cob et autant au Comité de défense et de développement du Centre hospitalier. M.Perrin prend de mauvaises décisions, mais c'est tout de même l'ARH qui paie les erreurs de son directeur, tout ceci avec notre argent évidemment ! On aurait autant aimé que ce soit celui qui signe les (mauvais) arrêtés qui mette la main à son propre portefeuille !!!
Pour en revenir au Tour de France, il aurait donc très bien pu faire une halte forcée samedi dernier au bord de l'Aulne, quelque part entre le Châteauneuf-du-Faou du député Ménard et la bourgade de Spézet. La manœuvre avait été préparée de longue date. Les tracteurs, remorques, tonnes à lisier, etc... étaient prêts à se mettre en travers de la route. Les tronçonneuses auraient abattu les arbres. Quelle joyeuse pagaille en perspective.
Mieux vaut ne pas y penser. N'empêche que Thierry Adam, commentateur patenté de France 2, a bien expliqué les enjeux et que les caméras des hélicoptères se sont correctement attardés sur l'énorme bâche "NON A LA CASSE DES HOPITAUX PUBLICS" plaquée au sol. La France profonde est maintenant au courant de nos problèmes.
Un salut amical aux autres Comités de défense qu'on remercie de nous soutenir. Courage, les grandes causes, quand elles sont justes, finissent toujours par triompher.
Tout est bien qui momentanément se termine bien. En attendant la suite... Restons donc tous vigilants et mobilisés, surtout en cette période de congés.
"L'ARH porte atteinte à la sécurité des patients", dixit le juge des référés
Publié le 2 juillet 2008
Le juge des référés du tribunal administratif de Rennes n'est pas tendre à l'égard de la décision prise par l'ARH : "Elle porte une atteinte grave et immédiate aux intérêts de la Santé publique et à la sécurité des patients". C'est tout ? Mais c'est déjà pas mal. Là, c'est du délire. Voilà une ARH (dont justement le but premier est d'organiser les soins sur un territoire donné) qui met "les patients en danger". Non, elle n'a pas été créée pour cela ! Risible quand on sait que le tandem Bachelot-Perrin désirait fermer les deux services parce que, soi-disant, la sécurité sanitaire n'y était pas assurée. C'était leur principal argument, un cheval de bataille que le tandem chevauchait allègrement. "Sécurité sanitaire", c'était leur leitmotif. Eh bien, non, il faut se rendre à l'évidence. Question "Sécurité sanitaire", on ne peut pas faire confiance à M. Perrin. Du coup, son arrêté a été retoqué par la justice. "Copie à revoir a dit l'examinateur car rédigée dans la précipitation". Certains ont perdu leur poste pour des erreurs plus légères. Qu'en sera-t-il de l'avenir de ce directeur. A vrai dire, on s'en moque éperduement. Ce qui nous intéresse, c'est l'avenir du Centre hospitalier de Carhaix. Un comité de projet, mis en place dès janvier dernier, y travaille. Une solution alternative est en préparation. Mais restons vigilants car, au vu des dernières prestations d'une ARH qui a perdu toute crédibilité, le pire peut encore arriver. Sauf si M. Perrin est muté ailleurs. Il le mérite amplement.
Carhaix : six nourrissons faits citoyens d'honneur de la ville
Publié le 2 juillet 2008
Lors de sa séance du vendredi 27 juin, le conseil municipal de Carhaix a décidé de faire citoyennes et citoyens d'honneur de la ville, les trois enfants nés au Centre hospitalier durant la suspension de l'activité de la maternité : Julie, Nathan et Gabin. Même distinction pour Jade, Inès et Luna nées par "nécessité" dans une autre maternité alors que, comme l'a dit Christian Troadec, maire, "Les futures mamans étaient suivies à l'Hôpital de Carhaix et auraient voulu y accoucher". Félicitations à ces six nouveau-nés, longue vie à eux et compliments aux parents.
Richard Ferrand réagit à la décision du Tribunal administratif
Publié le 29 juin 2008
Téléchargez le communiqué au format Word (23 Ko)
A quoi sert le député Ménard ?
Publié le 29 juin 2008
Député de la 6ème circonscription, sarkozyste de la première heure, grand patron de l'UMP dans le Finistère, maire de Châteauneuf-du-Faou, M. Ménard, médecin de profession, est un homme de pouvoir. Il aime cela. Mais à quoi sert ce pouvoir si on ne s'en sert pas. Il avait le pouvoir de soutenir l'hôpital de Carhaix dans son long combat, il ne l'a pas fait. Sait-il que la population, à juste titre, lui en veut énormément de s'être plongé dans un silence assourdissant. Il a eu des paroles malheureuses ("La fermeture des services de maternité et de chirurgie du Centre hospitalier carhaisien serait un moindre mal") qui l'ont définitivement condamné. Son inaction a été récompensée par le gouvernement : le président Sarkozy lui a confié une mission concernant la piraterie maritime du côté de la Somalie. On aurait préféré que le député ait une mission pour défendre son territoire et ses infrastructures, pour mettre tout en œuvre pour le développer, etc… C'est pour cela qu'il a d'ailleurs été élu. Il a manqué à sa mission locale même si, grâce à des communiqués laconiques diffusés par une presse complice, il tente d'exister à côté de ceux qui défendent l'Hôpital. Mais personne n'est dupe.
C'est Gabin, le plus malin (3,8 kg pour 51 cm)
Publié le 29 juin 2008
Gabin est un petit malin. Il a pointé sa frimousse de p'tit mec le jour où statuait le tribunal administratif. A 6 h 30, ce mercredi 25, il s'est dit que la plaisanterie avait suffisamment duré et qu'il était temps de venir voir où en était la situation. Vers midi, il a eu vent de la nouvelle. Il a poussé un cri de joie. Les services de la maternité retrouvaient, grâce au juge des référés, une existence légale. "Bingo" a dit le tout jeune homme : "J'ai bien fait de venir ici, contrairement à ce que demandait M. Perrin". Satisfait, P'tit Gabin est retourné dans les bras de sa maman. Longue vie à Gabin et félicitations à ses parents.
L'ARH, vraiment pas à la hauteur
Publié le 29 juin 2008
M. Perrin au tapis, Mme Bachelot qui ne sait plus sur quel pied danser (va-t-elle va appel des conclusions données par le tribunal administratif ?), le député Ménard hors-jeu depuis longtemps (il n'a jamais été dans la course), nos "dirigeants" passent des heures difficiles. "Quant on sème le vent, on récolte la tempête" dit un adage populaire plein de sagesse. L'expression prend tout son sens dans le cas présent.L'ARH de Bretagne, dirigée par M. Perrin depuis peu de temps, fait profil bas. On se demande vraiment à quoi elle sert. Spécialiste des fermetures à tout va, des réorganisations sanitaires faites en dépit de tout bon sens, l'Agence d'hospitalisation ne prend pas en compte un postulat de base important : l'égalité de l'accès aux soins pour toutes les populations, où qu'elles vivent. Tant et si bien qu'on se demande à quoi sert réellement l'ARH. On aurait préféré qu'elle ait un rôle constructif et que, par exemple, elle accompagne des projets. Qu'elle aide le Comité carhaisien à mettre en place l'hôpital du futur serait une excellente chose. Peut-on se permettre d'espérer ?
Communiqué de la Coordination nationale concernant la décision du Tribunal administratif
Publié le 27 juin 2008
La Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et des maternités de proximité tient à faire connaître sa très vive satisfaction devant la décision du Tribunal Administratif d'annuler l'arrêté de l'ARH de Bretagne de fermer la maternité et les services d'anesthésie et de chirurgie de l'Hôpital de Carhaix. Cette décision de justice est, comme dans le cas de Lannemezan, une reconnaissance de la légitimité de la lutte menée depuis de nombreuses semaines par le comité de défense et de développement de l'hôpital de Carhaix et par les habitants de Carhaix et du Centre-Bretagne. Il est en effet impossible d'accepter la création d'une zone blanche et d'un désert sanitaire au Centre-Bretagne autour d'une ville située à 45 minutes au moins de tout autre hôpital. La Coordination demande maintenant à l'ARH de faire rouvrir sans délai, sans tergiversation, et sans autre procédure judiciaire, les services fermés le 6 juin dernier. Elle demande également que soient donnés au comité de défense et au comité de suivi tout le temps et tous les moyens nécessaires pour trouver une solution écartant définitivement la fermeture de services hospitaliers à Carhaix, tout en estimant que cela aurait dû être la tâche de l'ARH, plus occupée par la recherche de la rentabilité que par la satisfaction des besoins de la population. Toute autre attitude ne pourrait que renforcer le mécontentement et donc la mobilisation légitime de la population du Centre-Bretagne.
Pour la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité,
Yves Jardin, vice-président pour la région Bretagne
Le préfet et ses services se confondent en plates excuses
Publié le 25 juin 2008
Suite aux débordements policiers survenus samedi dernier à Quimper où les gardes-mobiles ont donné de la matraque sans discernement, le préfet et ses services ont passé le week-end à tenter de rattraper le coup. Pas le coup de matraque – impossible – mais les excès de zèle commis par ceux qui sont chargés du maintien de l'ordre. "C'est ainsi qu'une trentaine d'élus, a confirmé Pierrot Belléguic, président de la Communauté des communes, ont reçu des coups de fil demandant à excuser les débordements et ces jets de gaz lacrymogènes atteignant femmes et enfants, élus comme citoyens de base, population quimpéroise comme touristes de passage." A ce propos, il suffit de consulter les vidéos (voir les différents liens présents sur le site) relatant les ripostes des gardes- mobiles pour se rendre compte qu'elles dépassaient toute mesure. C'est très rare de voir des élus se faire ainsi "gazer" et "matraquer". "Comme si un coup de matraque sur la tête allait nous empêcher des restés mobilisés "s'est étonné Richard Ferrand.
Le Tribunal administratif donne raison à l'hôpital de Carhaix
Publié le 25 juin 2008
Grande nouvelle pour tous les défenseurs de l'hôpital de Carhaix : le Tribunal administratif de Rennes revient sur la décision de fermeture. La nouvelle est tombée cette après-midi. La décision de l'ARH a été annulée. Les actes médicaux vont donc pouvoir reprendre.
| Edition de France 3 Iroise en direct de Carhaix | |
| Voir un second reportage et une interview de C. Troadec |
Lundi 23 juin : rassemblement d'un millier de personnes
Publié le 23 juin 2008
Près d'un millier de personnes se sont une fois de plus retrouvées dans l'enceinte du Centre hospitalier. Pas besoin de compter les troupes, elles sont au complet, déterminées comme jamais ! Il semble que le coup du mépris effectué par le préfet (il a laissé le soin à son secrétaire général de recevoir samedi la délégation d'élus), ajouté à l'excès de zèle des tout jeunes gardes-mobiles, n'ait pas reçu un bon écho auprès de la population. Ces jeunes gens casqués ont chargé méchamment, comme si en face se trouvait un bataillon d'artillerie lourde.
"Non, Messieurs, devant vous, il n'y avait que des citoyens venus une nouvelle fois demander qu'on rétablisse des droits qu'ils estiment légitimes : pouvoir accéder aux soins au Centre hospitalier carhaisien. A une demande légitime, clairement formulée, vous répondez par des coups de matraque. Mais quels chefs avez-vous donc ?"
Fermez le ban ! La population n'accepte pas un tel déchaînement de violence. Elle l'a fait savoir une nouvelle fois lundi soir en applaudissant à tout rompre les différents orateurs qui racontaient la dure journée passée samedi à Quimper. Cette population, unie et soudée, a décidé de poursuivre la lutte. Les différentes actions prévues dans les jours à venir vont le prouver. Avant qu'une autre semaine ne débute, fin provisoire du bal samedi prochain, à Quimper comme se doit. Pique-nique au pied de la cathédrale et promenades habituelles sur les quais de l'Odet.
Quant au Tour de France (dont le départ sera donné le samedi 5 juillet à Brest), il pourrait très bien connaître de nombreuses pauses non programmées. "Ma tronçonneuse sait très bien couper les arbres" a lancé quelqu'un dans la foule. C'est sûr que si le parcours est truffé d'arbres allongés sur le bitume, l'arrivée de la première étape à Plumelec se fera au clair de lune. Espérons pour ce TDF qu'un moratoire soit obtenu avant son départ et qu'un médiateur soit nommé rapidement.
Samedi 21 juin : à Quimper, les CRS fêtent l'été à leur manière en projetant des élus du peuple au sol !
Publié le 23 juin 2008
Jour de la fête de la musique, c'était aussi, comme partout, l'été samedi à Quimper. Dès 10 heures, le long cortège comprenant une centaine de manifestants défilent dans les rues du centre ville de Quimper. En tête, une centaine d'élus de la République, ceints de leur écharpe tricolore. Conseillers régionaux et généraux, maires, adjoints et élus municipaux sont venus dire ensemble qu'ils n'acceptent pas la restructuration du Centre hospitalier carhaisien. Le même discours dans toutes les bouches : "Nous voulons simplement le respect de l'Etat républicain, de la parole des élus sur l'égalité des citoyens face à la santé."
Les CRS chargent aveuglément
Une délégation est reçue par le secrétaire général de la préfecture. Le fonctionnaire met fin aux échanges dès qu'il entend, au dehors, le bruit de quelques pétards. La délégation quitte les lieux dans le calme, déçue de ne pas avoir été écoutée. Les manifestants ne sont pas heureux de la tournure des évènements. Les CRS non plus. Ils chargent aveuglément. "On ne comprend pas la violence utilisée par les forces de l'ordre, témoigne Pierrot Belleguic, président de la Communauté de communes du Poher et maire de Kergloff. En tant qu'élu, je pensais être reçu comme il se doit. J'ai été littéralement bombardé de gaz lacrymogènes, alors que je venais à peine de sortir de la préfecture. à côté de moi, il y avait des femmes et un enfant qui hurlaient. C'est inadmissible." Devant pareille violence, l'inquiétude se lit sur les visages. C'est le "sauve qui peut ", chacun se protégeant à sa manière. "Mais qu'est-ce qu'on a fait ? s'interroge José Le Guéllaf, maire de Motreff. C'est un scandale de nous traiter comme ça. C'était une manifestation pacifique."
Pourquoi ?
Christian Troadec n'a pas été épargné. Il a été jeté au sol. Richard Ferrand a été contraint de se faire soigner, ses yeux n'ayant pas apprécié les gaz lacrymogènes. Un manifestant a été sérieusement blessé à la main. Bref, la violence a marqué les corps et les esprits. Mais pourquoi un tel déchaînement de la part des gardes mobiles. Ils ont frappé aveuglément, n'épargnant ni femmes ni enfants qui n'avaient qu'un seul tort : être tout simplement là au mauvais moment. Dès lors une question se pose : quels sont les ordres et qui les donne ?
C'était samedi jour de l'été et fête de la musique à Quimper et ailleurs. On ne l'aurait pas cru tant l'Etat souverain a fait preuve d'aveuglement et de violence en sonnant la charge contre ses propres élus. Dans quelle République sommes-nous ?
| Voir le reportage de France 3 Ouest du 21 juin | |
| Voir le second reportage |
700 carhaisiens ont manifesté vendredi 20 juin à Rennes
Publié le 23 juin 2008
Le Comité de défense et de développement du Centre hospitalier a fourni le gros des troupes bretonnes qui, vendredi, conjointement, organisaient un vaste rassemblement à Rennes. Objectif : dire non collectivement à des restructurations d'hôpitaux de proximité faites en dépit de tout bon sens, le but du jeu étant non pas de faciliter l'accès de tous aux soins mais bel et bien de réorganiser une carte sanitaire jugée trop coûteuse. La délégation carhaisienne, emmenée par Christian Troadec, a été reçue par M. Perrin, un directeur arc-bouté sur des positions rigides. Il ne change pas une note à une partition qu'il n'a certes pas écrite. Fonctionnaire zélé, courroie de transmission, il met en musique des décisions gouvernementales prises loin du terrain, décisions prises par un état UMP sans état d'âme. C'est pourquoi la permanence UMP rennaise a été taguée par les carhaisiens peu avares en slogans accrocheurs et pertinents.
La position des carhaisiens reste immuable : conserver les services de maternité et de chirurgie, obtenir un moratoire de six mois, le temps d'élaborer un projet alternatif et surtout la nomination d'un médiateur intègre et objectif. Quant à M. Perrin, il s'est entendu dire qu'il serait souhaitable qu'il quitte la Bretagne. "Perrin, démission" a scandé le cortège en défilant dans les rues de Rennes.
| Reportage vidéo de France 3 Ouest |
Vendredi 20 juin : naissance de Nathan
Publié le 23 juin 2008
Après Julie, née dimanche, c'est Nathan (3,960 kg pour 51 cm) qui a montré sa frimousse vendredi 20 juin à 8 h 10. Sa maman, la carhaisienne Laetitia Marzin, expliquait que le travail avait commencé dès 5 heures du matin et que, dans ces conditions, il était impossible de la transférer. C'est son second enfant.
Conclusion : deux naissances en 5 jours dans un service qui, le 6 juin dernier, a perdu l'autorisation de fonctionner, ce n'est pas mal du tout !
Pas un directeur-bis, un médiateur, un vrai, intègre et loyal !
Publié le 18 juin 2008
Jean-Yves Le Drian, président de région, vient d'écrire au premier ministre. Il dénonce un "dysfonctionnement administratif brutal et incohérent". Il demande d'urgence la nomination d'un médiateur. Ce ne sera pas Alain Sœur, directeur du Centre hospitalier de Mont-de-Marsan. Ce dernier, annonce Antoine Perrin, "va être missionné en soutien du directeur actuel du Centre hospitalier carhaisien. Il sera chargé de conforter l'accompagnement social et la gestion de la démarche médicale et ainsi aider l'établissement - et plus particulièrement ses personnels – à assumer de nouvelles missions au service de la population". On attendait un médiateur, un vrai, intègre, loyal et objectif. Voilà qu'on nous délègue un adjoint à la direction. Ce qui a fait bondir Christian Troadec : "Nous avions demandé qu'un médiateur autre que M. Perrin soit nommé au niveau régional, pas que l'hôpital soit doté d'un directeur-bis."
On naît tout de même au Centre hospitalier
Publié le 18 juin 2008
En dépit de la suspension de l'activité de la maternité (depuis le 6 juin, 18 heures), on accouche encore au Centre hospitalier. La situation est surréaliste voire ubuesque mais les futures mamans n'arrivent pas à se résigner à aller ailleurs. Gaëlle, jeune femme domiciliée à Landeleau, s'est présentée aux Urgences dimanche dernier 15 juin peu après 20 heures. Après examen, elle a été dirigée vers la maternité où la sage-femme de garde l'a prise en charge : "La maman risquait d'accoucher dans l'ambulance si on avait organisé un transfert vers Morlaix ou Quimper. Il fallait faire vite. Entre la première contraction et le cri du nouveau-né, deux heures seulement se sont écoulées." Julie, 3, 690 kg pour 48 cm, est venue au monde à 21 h 48 précises. Sa maman voulait accoucher à Carhaix. "D'ailleurs, dans mon état, je ne me sentais pas la force d'aller jusqu'à Morlaix ou Quimper." Longue vie à Julie et félicitations pour son exploit : naître à Carhaix en dépit de la suspension d'activité de la maternité est un acte qui force le respect. Félicitations à ses parents également. Seule interrogation : on ne sait pas s'ils enverront un faire-part à Antoine Perrin !
Rejoignez le groupe "Soutiens l'hôpital de Carhaix-Plouguer" sur Facebook
Publié le 13 juin 2008
Si vous êtes utilisateur de Facebook, le site de réseau social du moment, et souhaitez être tenu informé des évènements par ce biais, ou voulez simplement marquer votre soutien à l'hôpital de Carhaix, vous pouvez rejoindre le groupe Soutiens l'hôpital de Carhaix-Plouguer.
Adresse du groupe : http://www.facebook.com/group.php?gid=17319092033
Charge contre Antoine Perrin
Publié le 12 juin 2008
Inconnu en centre-Bretagne l'an dernier, Antoine Perrin est subitement devenu un personnage incontournable au sein du Pays COB. Il est désormais au centre de toutes les discussions. Mais, qu'on se rassure, aucune médaille ne lui sera décernée. Si tel avait été le cas, on doute fort qu'il ait le courage de venir sur place la recevoir. Téméraire, tenace, le directeur de l'ARH de Bretagne fait valoir, de sa citadelle rennaise, un pouvoir de nuisance rarement égalé. A l'abri, loin de tout regard, déconnecté du terrain.
Il ne s'est pas contenté de suspendre les activités des services de maternité et de chirurgie. Il a également fait pression auprès d'anesthésistes afin qu'ils ne viennent pas assurer la sécurité des soins. Méthodes d'un autre temps, insupportables. Un jour, il annonce que la date butoir du 13 juin n'a plus lieu d'être. Une lueur espoir éclaire alors le visage des 110.000 habitants du pays COB. Hélas, cette date butoir réapparaît quelques jours plus tard. Par quel miracle ? Mystère... La confusion est-elle volontairement entretenue ? Une autre proposition sort de ses tiroirs : un sursis serait accordé à la maternité et à la chirurgie jusqu'au 31 août. Info, intox ou ironie blessante ?
Franchement, si l'heure n'était pas à la tristesse teintée de colère, on rirait à gorges déployées de toutes ces hésitations indignes d'une direction d'hospitalisation soi disant responsable. Bref, on nage en plein brouillard et Antoine Perrin ne s'emploie guère à le dissiper.
En tout état de cause, l'heure sera à nouveau au rassemblement demain, vendredi 13 juin à 18 heures dans l'enceinte du Centre hospitalier. Antoine Perrin n'y sera pas. Dommage. Il aurait pu expliquer de vive voix à la population que dorénavant, elle n'aura plus qu'à aller se faire soigner ailleurs. Au nom de l'égalité d'accès aux soins probablement...
Vendredi 6 juin, 18 heures : 5 000 citoyens révoltés !
Publié le 9 juin 2008
Les activités des services de maternité et de chirurgie sont officiellement suspendues… Des directives contradictoires ont plu la veille et le jour même, la direction de l'hôpital (invisible) ne semblant pas fonctionner en harmonie avec celle de l'ARH. L'heure est grave, la population le sait. C'est pourquoi, une fois de plus, elle s'est retrouvée dans l'enceinte de l'hôpital pour manifester son indignation.
Combien étaient-ils, ces citoyens déçus par une politique de santé qui les tiendra désormais éloignés des soins de proximité : 5 000, peut-être 6 000 voire davantage, tous dénonçant ce mépris affiché par les autorités de tutelle. Les élus sont venus en nombre. Maires, conseillers régionaux et généraux menacent de rendre leur écharpe tricolore. L'absence du député UMP de la circonscription, si elle est remarquée, n'est pas étonnante. "Il soutient le Centre hospitalier comme la corde soutient le pendu" s'agace un manifestant !
Quelques femmes, gagnées par l'émotion, pleurent. Les discours des élus, tous unis, sont fortement applaudis. Aucune équivoque là-dessus, c'est unanimement qu'ils dénoncent cette décision arbitraire contraire aux principes de l'égalité à l'accès aux soins. Le Centre-Bretagne est debout. La population est révoltée. Elle ne comprend plus rien lorsqu'elle apprend que cette fameuse date butoir du 13 juin n'a plus lieu d'exister. L'ARH prendrait-elle le chemin des concessions ? Christian Troadec y voit une reculade de Mr Antoine Perrin. "Non, non, rien n'est perdu, on garde espoir, on reste optimiste mais il va falloir continuer la lutte" s'exclament les révoltés de la première heure. Faudra-t-il entonner ensemble La Marseillaise, hymne national, et sa phrase mythique "Aux armes citoyens" pour faire enfin que les décideurs entendent raison ? De l'injustice naît la violence affirme un dicton populaire. Espérons alors que justice soit faite, que le centre-Bretagne garde son hôpital et tous ses services afin que pas une once de violence ne soit à dénoncer. En attendant, le Comité de projet planche sur une solution alternative. Qu'on lui accorde le temps suffisant pour rédiger un projet qui tienne la route, c'est tout ce qu'il demande !
Direction Quimper où la préfecture reste fermée
Publié le 3 juin 2008
Dès 7 h 30, ce lundi 2 juin, de 500 à 700 manifestants du Centre-Bretagne ont pris la direction de Quimper. Objectif : qu'une délégation soit reçue par le préfet. Hélas, la citadelle est restée fermée. Christian Troadec s'en est offusqué : "Nous nous heurtons à un mur. A chaque demande de discussion, on nous envoie les forces de l'ordre. Mais il n'y a jamais de murs qui ne tombent pas." Richard Ferrand tenait des propos identiques, relevant que "le gouvernement était sur une ligne dure mais elle ne nous fera pas mollir". A défaut d'avoir été entendu, le groupe a pris d'assaut la gare et semé une belle pagaille au centre-ville. Les gaz lacrymogènes ont rougi les yeux des manifestants qui, pour autant, restent déterminés, de nouvelles actions étant programmées.
Un soutien de poids quitte le navire : Christian Ménard
Publié le 3 juin 2008
Christian Ménard, député UMP de la circonscription, avait déjà entendu ses oreilles siffler le 29 mars dernier lors d'une manifestation qui avait rassemblé 7 000 personnes. La population le suspectait d'être à la fois "pyromane à Paris et pompier sur le terrain". Il se disait ardent défenseur du Centre hospitalier et faisait partie de la délégation reçue par Annie Podeur samedi dernier. Cette fois, l'élu tombe le masque et montre son vrai visage. Il a déclaré hier que la proposition de Roselyne Bachelot, véhiculée par Annie Podeur et Mr Antoine Perrin, était "un moindre mal".
C'est à dire que cela aurait pu être pire !!!! C'est à dire que les Urgences auraient également pu être fermées ? Ce soutien, qui en fait n'en était donc pas un, quitte définitivement le navire. Objet d'une promotion, il est chargé d'une mission d'information concernant d'autres navires, ceux qui commettent des actes de piraterie maritime. Sa permanence châteaulinoise et sa mairie de Châteauneuf-du-Faou ont, du coup, reçu une visite de courtoisie.
Résultat de l'entrevue avec Mme Podeur : DECEPTION TOTALE !!!
Publié le 31 mai 2008
Rappel des faits : Mme Podeur, ancienne directrice de l'ARH de Bretagne et actuelle directrice générale de l'hospitalisation, s'était engagée à garantir le maintien de tous les services du Centre hospitalier jusqu'à fin 2010. Elle recevait, samedi 31 mai, une délégation du Comité. Bilan : elle n'est pas crédible. En fait, sa signature au bas du SROS 3 ne valait rien. Mais comment peut-on se renier de telle manière ? La délégation s'attendait à un discours d'une personne qui respecte ses engagements, elle n'a eu droit qu'aux mêmes propos que ceux tenus tenus par Mr Antoine Perrin, avec, comme l'a dit Richard Ferrand très en colère, "de la mayonnaise autour." Voilà qui n'arrange pas la situation qui, néanmoins n'est pas désespérée. Les centre-Bretons, sonnés, restent debout, décidés à donner davantage de force à leurs actions. "Il ne nous reste plus que cette solution" concèdent-ils, plus déterminés que jamais. Pour ce faire, rendez-vous est donné à tous, dès lundi 2 juin à 7 h 30, parking de l'hôpital.
Vendredi 29 mai : 2 000 personnes devant la mairie
Publié le 31 mai 2008
Nouvelle manifestation d'envergure vendredi 29 mai à 18 heures place de la mairie. Au moins 2 000 personnes se sont rassemblées, s'entendant dire qu'elles avaient le soutien de la région Bretagne et du CHU de Brest. Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional a en effet rappelé que les Centre-Bretons gagnent toujours les combats qu'ils mènent. Quant à François Cuillandre, maire de Brest et président du Conseil d'administration du CHU, il a assuré que les brestois ne laisseront à aucun moment "tomber" les Carhaisiens. Deux renforts de poids pour un Comité de défense qui espère voir suspendu l'arrêté de Mr Antoine Perrin, le temps de rédiger un projet alternatif qui mette d'accord toutes les parties.
L'arrêté d'Antoine Perrin attaqué en justice
Publié le 31 mai 2008
Un CA exceptionnel de l'hôpital a désigné Maître Hermann du barreau de Toulouse pour attaquer l'arrêté de Mr Antoine Perrin ordonnant la suspension des activités des services de maternité et de chirurgie à compter du 6 juin. L'homme de loi est l'avocat qui a défendu et obtenu la réouverture de la maternité de Lannemezan (Hautes Pyrénées) au nom de l'exception géographique.
Les femmes enceintes réagissent
Publié le 31 mai 2008
Témoignage d'une femme enceinte de 8 mois
"J'avais rendez-vous avec mon gynéco le lundi 26 mai quand la nouvelle de la fermeture est tombée, témoigne Tiphaine Dantec. Il m'a conseillé de prendre contact avec d'autres maternités. J'arrive à terme dans un mois. Je peux accoucher dans 15 jours. J'ai appelé la maternité de Quimper. Il m'a été répondu qu'il n'y avait pas de place avant la fin juin ! Aujourd'hui, je ne sais pas où je vais accoucher …"
Rejoignez-les !
Une quinzaine de femmes enceintes du canton de Carhaix et de ses environs viennent de déposer un recours devant le tribunal administratif contre l'arrêté de Mr Antoine Perrin, directeur de l'ARH qui a prononcé la suspension des activités de gynécologie-obstétrique à l'hôpital de Carhaix à compter du 6 juin prochain, 18 heures. Une plainte contre Roselyne Bachelot pour mise en danger de la vie d'autrui est également à l'étude. "Pour des raisons de sécurité, on ne peut pas faire accoucher une femme à plus de 45 mn de route de chez elle. C'est notre cas" explique Nadine Geffroy. Les femmes du pays Cob ne vont pas restées les bras croisées. Vous êtes concernées, rejoignez-les.
Contacts :
- Anne-Lise Deleon : 06 22 39 01 47
- Morgane Le Roy : 06 83 70 34 31
- Virginie Lautrou : 06 84 01 35 64
- Nadine Geffroy : 06 33 54 54 53
Belle pagaille au Pouillot mercredi 28 mai
Publié le 29 mai 2008
La circulation sur la voie express Quimper-Brest a été perturbée de 8h30 à 19h30 au niveau de l'échangeur du Pouillot, non loin de Châteaulin. Une cinquantaine de personnes du Comité de défense de l'hôpital ont obligé les automobilistes à emprunter des itinéraires bis. Belle pagaille qui n'a engendré aucun incident, chaque conducteur comprenant parfaitement le sens de cette action qui, évidemment, n'était pas dirigée contre eux.
La résistance populaire s'organise
Publié le 27 mai 2008
Un simple fax, reçu en fin de matinée du lundi 26 mai par Mr Berthou, directeur du Centre-hospitalier, a signifié la suspension des activités de gynécologie-obstétrique et de chirurgie. Cette mesure prendra effet à compter du vendredi 6 juin à 18 heures. La méthode est surprenante, le procédé très cavalier. Pourquoi pas après tout un simple SMS ? Le peu de considération qu'a l'ARH pour la population centre-bretonne transpire à travers cette façon d'imposer son dictat de manière éhontée.
La triste nouvelle s'est rapidement propagée en ville, gagnant tous les quartiers, s'étendant même aux communes voisines. Le pays Cob était touché dans ce qu'il a de plus précieux : sa santé. D'abord sonnée, la population s'est relevée, se retrouvant à 18 heures dans l'enceinte du centre Hospitalier. Quelque 3 000 personnes, toutes affaires cessantes, ont entendu différents discours dont celui de Mr Berthou, confirmant la décision de l'ARH sous les quolibets d'une foule ne voulant pas accepter le terrible verdict.
Après différentes prises de paroles dénonçant toutes la décision arbitraire, le long cortège s'est d'abord dirigé vers la gendarmerie puis vers le Centre des impôts, lieux symboles de la toute puissance de l'état. "Désormais, nous allons utiliser tous les moyens, y compris ceux qui sont légaux, pour gagner notre combat" a déclaré Christian Troadec, maire. Aujourd'hui, mardi 27 mai, différentes actions ont été menées dans les environs de la ville. La RN 164 était ainsi bloquée à l'échangeur de Kernabat. "Toute la région est entrée en résistance". C'est une expression qui résume à elle seule l'état d'esprit qui anime en ce moment la population du Centre-Bretagne.
Suspension des activités de gynécologie-obstétrique et de chirurgie
Publié le 26 mai 2008
Le directeur de l'ARH de Bretagne, Mr Antoine Perrin, a pris ce jour un arrêté prononçant la suspension des activités de gynécologie-obstétrique et de chirurgie. Le Centre Hospitalier n'est plus autorisé à effectuer d'accouchements au sein du service de gynécologie-obstétrique ni de recevoir de patients relevant de la chirurgie à compter du vendredi 6 juin 2008 à 18h00.
Petit résumé des actions récentes
Publié le 24 mai 2008
Vendredi 9 mai aux Halles : Sainte-Affrique, le modèle
Quelque 600 personnes se sont retrouvées sous les Halles où, à la tribune, Alain Fauconnier, maire de Saint-Affrique, a dit de quelle manière le Centre hospitalier de cette ville d'Aveyron a sauvé ses services actifs. Sainte-Affrique s'est battue durant dix ans avec le succès que l'on sait, à tel point que son combat s'est imposé comme le modèle à suivre pour les nombreux hôpitaux menacés en ce moment. La lutte n'est donc pas vaine mais Alain Fauconnier a rappelé l'importance d'associer des projets aux différentes actions : "Il vous faut mettre en œuvre une véritable démocratie sanitaire du territoire. Soyez fermes sur les fondamentaux mais pragmatiques sur les moyens " a-t-il résumé.
Jeudi 15 mai : l'espoir d'une fusion avec le CHU de Brest
Le Conseil d'administration du Centre hospitalier s'est réuni durant plus de trois heures jeudi matin. Sous la pression d'un millier de personnes rassemblées autour de la salle de réunion, le CA a voté à la quasi-unanimité (il ne manquait qu'une petite voix) le maintien des services actifs pour 2008. L'ARH va-t-elle accepter cette décision ? Elle a un mois (délai légal) pour y répondre. Président du Comité de défense et de développement, Jean-Yvon Roudaut pense que le récent Comité de projet lancé avec la région Bretagne peut trouver des solutions, pour peu qu'on lui laisse du temps. Il estime qu'il est souhaitable voire nécessaire de proposer une fusion avec le CHU de Brest.
Mardi 20 mai : 200 centre-Bretons dans la capitale
Comité de Défense A l'aube, à bord de 4 cars, près de 200 personnes ont quitté la capitale du Poher. Direction Paris, maternité des Bluets de l'Hôpital Rouquès où une action nationale de grande envergure avait été prévue. Le but, dénoncer les coupes sombres faites dans les services publics de santé de proximité : "Services publics de santé, la destruction s'accélère et devient systématique. Résistons. Au nom de la Qualité et de l'Egalité, défendons et promouvons hôpitaux et maternités de proximité."
| Voir la vidéo des carhaisiens sur Moob TV | |
| Voir la vidéo du rassemblement devant les Bluets sur Dailymotion |
Une gréviste de la faim à l'hôpital
Publié le 7 mai 2008
La mobilisation se poursuit… Un camp de résistance a été dressé sur les pelouses du Centre hospitalier, au niveau de l'accueil. Usagers, personnel et élus se relaient dans les tentes 24 h sur 24, fournissant tous les renseignements utiles à la population venant aux nouvelles. De plus, depuis mardi 29 avril, une sage-femme, Carole, fait la grève de la faim dans une de ces guitounes. Nous lui souhaitons bien du courage. Tous nos vœux l'accompagnent. Le prochain Conseil d'administration de l'hôpital devrait se tenir jeudi 15 mai prochain. Il se murmure que Mr Antoine Perrin, directeur de l'Agence régionale d'hospitalisation de Bretagne aurait fait part de son intention d'y assister. Intox ou alors Mr Antoine Perrin aurait-il quelques bonnes nouvelles à faire valoir ? Wait and see comme diraient les anglais. Dans cette attente, restons comme toujours MO-BI-LI-SES.
Alain Fauconnier, maire de Saint-Affrique, à Carhaix le vendredi 9 mai
Publié le 28 avril 2008
Menacé depuis des années, dans le cadre de la réorganisation des services hospitaliers visant à créer un seul hôpital par département, l’hôpital de Saint-Affrique en Aveyron devait dire adieu le 1er novembre dernier à son service de réanimation, à sa chirurgie et à son astreinte radiologie, rapatriées à Millau. C‘était sans compter sur la volonté des professionnels de santé et la population toute entière qui, unis dans un même combat, ont su développer les bons arguments et mettre en œuvre des actions exemplaires pour obtenir l’annulation de la mesure.
M. Alain Fauconnier, maire de Saint-Affrique, président du Conseil d’administration de l’hôpital, vice-président du Conseil régional de Midi-Pyrénées, président d’honneur de l’association des Comités locaux qui œuvrent pour la préservation des hôpitaux de proximité était en première ligne dans cette lutte contre des décisions arbitraires dictées par une volonté politique nationale. Il sera à Carhaix le 9 mai prochain. Il rencontrera le Comité de défense et de développement de l’hôpital de Carhaix dans l’après-midi. En soirée, il participera à la réunion publique qui se tiendra aux Halles. Les échanges d’expériences dont il pourra nous faire bénéficier, à la fois dans l’opposition aux menaces gouvernementales mais aussi dans l’élaboration d’un projet alternatif de sauvegarde et de développement de notre centre hospitalier devraient nous être particulièrement utiles.
Réaction de J.Y. Roudant aux propos tenus par N. Sarkozy le 17 avril
Publié le 28 avril 2008
Jean-Yvon Roudaut, président du comité de défense et de développement de l’hôpital de Carhaix, réagit aux propos tenus sur la réforme hospitalière par Nicolas Sarkozy le 17 avril. « Concrètement, cela ne me semble pas être une bonne nouvelle pour l’hôpital de Carhaix. La proposition de communautés hospitalières me paraît assez bonne, puisque c’est ce que l’on essaie actuellement de mettre en œuvre avec les centres hospitaliers de Brest, Quimper voire Morlaix. Après, il faut définir le rôle de chacun, dans un partenariat loyal et non, dans une logique du plus fort contre le plus faible. Nicolas Sarkozy souhaite transformer les plus petits services de chirurgie ou de maternité en établissements de moyen séjour pour personnes âgées, et cela me réjouit beaucoup moins. Un centre hospitalier comme le nôtre serait dans ce cas limité à un rôle d’hôpital local, où l’on s’occuperait de personnes âgées et tant que personnes âgées, et non comme patients devant être soignés. Il nous dit que la réforme ne signifie pas la fermeture d’hôpitaux, mais ça en prend l’air : si l’on supprime des services actifs, l’hôpital ne peut fonctionner complètement. Quant à sa politique de subventions, c’est une politique de la carotte et du bâton, enveloppée joliment.»
Siège de l'ARH à Rennes - Intervention démesurée des forces de l'ordre
Publié le 25 avril 2008
"Hôpital : Euthanasie suivie d'une autopsie"
Quelque 300 personnes se sont rendues jeudi dernier 24 avril au matin à Rennes pour soutenir la délégation carhaisienne qui avait rendez-vous avec Mr Antoine Perrin, directeur de l'ARH. Reçue dans les locaux de l'ARH, la délégation a pris connaissance du rapport d'expertise rédigé par Mme Desailly Chanson, conseillère générale des hôpitaux. Un rapport sans concession qui préconise la fermeture de la maternité et de l'essentiel de la chirurgie en contrepartie du développement des soins de suite et de rééducation et de la gériatrie. Abasourdis à la lecture de ce rapport peu réjouissant, les manifestants décidaient d'occuper les lieux de manière pacifique afin de monter leur hostilité à une décision arbitraire. Alors que Mr Antoine Perrin avait annoncé lors de sa visite à Plouguernével (4 avril) que le rapport n'aurait pas valeur de décision mais d'ouverture de débat, la délégation s'est heurtée à un mur d'incompréhension. Aucun élément proposé par les représentants carhaisiens n'a pu être entendu. Cette occupation pacifique des locaux a été interrompue vers 22 heures par une charge démesurée des forces de l'ordre. Cette démonstration de puissance, inadaptée, excessive, a occasionné des blessures et choqué la délégation, chassée manu militari. Elus, membres du comité, usagers, syndicats rappellent la ferme volonté de ne pas se "laisser faire" et de rester mobilisé pour obtenir le moratoire souhaité par tous.
La résistance prend forme
Suite à cette déconvenue, l'heure était à nouveau à la mobilisation le vendredi 25 avril dans l'enceinte du Centre hospitalier. Usagers, de nombreux élus, personnel soignant, etc… soit près d'un millier de personnes, ont à nouveau fait preuve d'une solidarité sans faille. Christian Troadec, maire de Carhaix et président du Conseil d'administration du CH a affirmé haut et fort que "La fermeture des deux services programmée par l'ARH, ce n'est pas seulement un coup dur pour l'hôpital, c'est la mort du pays. C'est tuer une région qui avait espoir dans son développement, qui se bat depuis des dizaines d'années pour construire à l'image de ce que font les Vieilles charrues. Au lieu d'être dans un rôle d'accompagnateur, l'état déménage le territoire en nous enlevant ce qu'on avait déjà. Accepter la fermeture de ces deux services serait accepter la mort du pays. Nous ne mourrons pas. Nous allons nous battre et nous gagnerons, pacifiquement, de manière non violente mais nous gagnerons."
Richard Ferrand, conseiller général du canton de Carhaix, s'est dit avoir été trompé à Rennes parce que la décision était pré-écrite : "J'étais allé entendre un diagnostic. En réalité, j'ai assisté à une euthanasie suivie d'une autopsie. La pilule est difficile à avaler mais, croyez-moi, on ne va pas en rester là !"
Mobilisation à Plouguernével pour la venue de Antoine Perrin
Publié le 16 avril 2008
Le comité s'est déplacé vendredi 4 avril à Plouguernével où Annie Podeur, ancienne directrice de l'ARH, devait inaugurer l'Unité de malades difficiles. Uniquement pour lui rappeler qu'en 2005, elle avait promis que la maternité et le service de chirurgie n'étaient pas menacés avant 2010. 300 défenseurs du centre hospitalier carhaisien avaient fait le court déplacement. A défaut de rencontrer Annie Podeur, absente pour on ne sait trop quelle raison, ils ont dit leur profond mécontement au préfet des Côtes d'Armor et à Mr Antoine Perrin, directeur actuel de l'ARH. Ce dernier a fait savoir que le rapport d'expertise, connu fin avril, n'aura pas valeur de décision mais d'ouverture de débat.
Raz-de-marée pour l'hôpital de Carhaix
Publié le 31 mars 2008
La manifestation organisée le samedi 29 mars à Carhaix a connu un succès d'une ampleur considérable. On annonçait une mobilisation historique. Elle le fut assurément, près d'une dizaine de milliers de personnes ayant convergé vers la capitale du Poher, contestant vivement cette menace de décision arbitraire et unilatérale pesant sur les services de maternité et de chirurgie, c'est à dire en clair sur l'hôpital tout entier. Cette indignation populaire de masse sera un argument supplémentaire à faire valoir auprès de Mr Antoine Perrin, directeur de l'Agence régionale d'hospitalisation, lors des prochaines négociations.
